Et l’agriculteur dans tout ça ? Pas de panique et pas de quoi fouetter un mammouth !

Aucun commentaire | Le 1er septembre 2010

Par Kotupi49 dans la thématique commerce

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Un message direct aux consommateurs !

Chaque année, des dizaines de nouveautés cherchent leur place dans un rayon "ultra-frais", pour grappiller quelques millièmes de points de part de marché à leurs concurrents ; ça fait vivre des agences de pub, des concepteurs d’emballages super-révolutionnaires, et au final, ce qu’il y a dans le bocal, on oublierait presque que c’est d’abord du lait.

Bref, on vous vend d’abord du concept de yaourt et du rêve de faisselle, qui souvent se résument :
- soit à l’image de la grand-mère de 1925 (étonnant, dans un monde où les jeunes se ruent sur les hipodes et les hêmes pêt trois),
- soit un mec aux dents et blouses blanches qui vous fait miroiter que les rides de vos intestins vont disparaître illico en ingurgitant chaque matin un philtre de jouvence contenant ses louches de sucre.

Bref, on s’ennuyait ferme dans le marketing laitier.

Mais voilà-t-y pas que deux trublions du goût, Michel et Augustin, sont en train de faire émerger une nouvelle marque (leurs prénoms, tout simplement), basée sur une forte connivence avec le consommateur, un dialogue direct sur les produits, un blog, un compte facebook, twitter, et... leur photo en caleçon dans le métro.

Au travers de campagnes fraîches et décalées, et en ciblant des points de vente sur des lieux de passage où on ne trouvait pas forcément des yaourts, ils vendent (assez cher) des produits plutôt haut de gamme (la morale est sauve) et vachement bons (j’y ai goûté, c’est pas du pis-pis de chat).

Je vous conseille de découvrir leur concept (leur philosophie ?) sur leur blog, et notamment d’y apprécier la réponse faite à leurs clients qui leur posent la question : "alors que vous parler et vendez de la qualité, comment diantre diable bigre n’avez-vous pas encore recours aux produits bios ?" ;

Personnellement, j’ai bien apprécié leur réponse (tout en précisant qu’il m’arrive de manger bio, et que je pose les mêmes questions qu’eux).

Bon, ils ne sont quand même pas parfaits : ils ont fait un sacré oubli dans leur comm’, pardon, oublié de parler d’un membre essentiel de leur tribu. C’est bien connu, la vache s’élève toute seule, fauche son foin toute seule, se trait toute seule, et je ne vous parle pas de ce qu’il faut ramasser en fin de journée pour que la bébête reste bien propre sur elle, pour assurer son look de star de la pub...

Donc, vous m’avez compris : Michel et Augustin ont oublié les agriculteurs, qui doivent être les derniers de Mohicans.

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