Aucun commentaire | Le 17 juillet 2009
Par Mary dans la thématique innovation
Il était difficile de trouver une représentation visuelle d’une ferme de demain, mais Nils Udo en fait peut être une première approche, Né en 1937 à Lauf en Bavière, il débute comme peintre.
En 1972, il abandonne la peinture, s’initie à la sylviculture dans une petite plantation de Bavière et apprend la photographie. Il lie le tout en faisant du land art, comme cette spirale de maïs qu’il a créée dans les Pyrénées Atlantiques pour le compte du groupement des producteurs de maïs.
Alors, est ce que notre agriculture de demain sera toujours productrice de paysages ?
Ou bien verra-t-elle l’augmentation des hobby farmers, ces agriculteurs de plaisance, en tenant compte du fait que depuis 10 ans :
les grandes fermes se développent dans le monde et que par exemple, 60 % de la production laitière aux USA est réalisé par des exploitations de plus de 1 000 vaches ;
si on estime que dans une dizaine d’année 80 % de la population sera urbaine... mais que beaucoup de citadins ont des racines rurales ou veulent avoir un rapport avec la nature, il y aura une augmentation de citadins qui repartent vivre à la campagne pour y vivre de peu.
Mais elle pourrait être citadine aussi et se faire en ville ! Imaginez qu’on empile des étages de culture en pleine ville, là où la demande principale est regroupée, et qu’on abandonne le tracteur pour l’ordinateur. On anticipera ainsi les aléas climatiques dus au réchauffement climatique (inondations, aridité, gels, coups de chaleur…) et assurera tout au long de l’année un approvisionnement régulier et fourni sur les étals, un challenge pour nourrir les 8,5 milliards d’êtres humains qui peupleront un jour la planète et dont je vous rappelle que 80 % seront urbains.
Imaginez donc des gratte-ciels de 30 étages, en plein centre ville, tout en verre, couronnés d’immenses panneaux solaires et éoliennes couvrant leurs propres besoins d’électricité, avec à chaque étage des serres hydroponiques et terrestres reliées par un système d’irrigation.
Aux étages supérieurs : fruits, légumes, céréales. Aux étages inférieurs : élevages porcins, volailles, poissons. Imaginez toujours un système global de recyclage de l’eau installé en sous-sol, sorte de mini station d’épuration embarquée. Imaginez aussi un espace commercial de vente au rez-de-chaussée, sorte de supermarché géant, où vous venez vous approvisionner en légumes du jour. Imaginez encore des mini-incinérateurs qui transformeraient les déchets biologiques en biofuel domestique à destination des chauffages ou foyers de cuisson urbains. Rendement calorique quotidien envisagé d’une ferme verticale : 100 000 000 kcal (soit 50 000 fois le besoin moyen par jour et par personne). Ce qui reviendrait environ à 150 fermes verticales pour nourrir toute l’Ile de France… cette idée pas si folle est développée par Dickson Despommiers (ça ne s’invente pas !) qui est chercheur à Columbia.
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