4 commentaires | Le 4 janvier 2010
Par Kotupi49 dans la thématique Toutes thématiques
30 % des vaches allaitantes le sont dans de petits troupeaux de moins de 40 têtes : industriel, ça ?
Sur les ondes des médias, nous avons eu le droit, ces dernières semaines, à un curieux débat sur la place de la viande dans notre quotidien alimentaire. La sortie du livre "Bidoche : l’industrie de la viande menace le monde" (par Fabrice Nicolino) n’est probablement pas étrangère à ce remue-ménage(rie) médiatique.
Si ce journaliste assène nombre de chiffres souvent incontestables, comme le fait qu’il faut plus de végétaux pour produire un kg de viande de boeuf qu’un kg de poulet, il y a parfois de curieuses contre-vérités.
Ainsi, concernant le taux de viande bovine "non industrielle" en France, M. Nicolino s’acharne à le voir réduit à 0,5 %, notamment durant sa longue interview du 27 novembre 2009, dans l’excellente émission scientifique diffusée quotidiennement sur France Inter (La tête au carré, de Matthieu Vidard).
Je ne vois pas comment on peut arriver à une telle affirmation, alors que plus de la moitié du cheptel bovin français est composé de vaches allaitantes, lesquelles, pour la plupart, pâturent des prairies permanentes, sur des exploitations de petite taille (30 % du cheptel allaitant est issu de troupeaux de moins de 40 têtes).
Sauf à considérer que seul le bio est "non industriel" ? Même pas : car le cheptel allaitant "bio" ; représente 1,5 % du cheptel français. Soit 3 fois plus que les 0,5 % annoncés par M. Nicolino.
A moins que... une partie du "bio" soit industriel ??
A vos commentaires !
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PS : mes calculs reposent sur les chiffres du Ministère de l’agriculture
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2. 17/03/10 à 13:29,
Adede a écrit : Je suis producteur de boeuf français...
Je suis producteur de boeuf français et je peux vous assurer que mes animaux ne mangent ni soja ni farine de viande mais que toute leur alimentation est issue de mon exploitation excepté du tourteau de colza qui assure ma dépendance en protéines. Je vous informe également que la France dispose d'une surface de 12 millions d'hectares pour nourrir son cheptel bovin et ovin sans compter toutes les surfaces fourragères telles que le maïs ou le sorgho. D'autre part ce n'est pas la chaleur qui fait pousser les végétaux mais l'humidité et si le Brésil possède des surfaces importantes c'est au détriment de la forêt qui diminue à très grande vitesse ! Ce climat apporte aussi ses contraintes car la chaleur et l'humidité font se développer une multitude d'insectes et obligent les éleveurs à l'utilisation importante d'insecticides. Mais pour vous rassurer complètement sur ces viandes issues d'animaux hormonés, enfin je conclurai en vous annonçant les résultats des tests sur la maladie de la vache folle. 2009 : 2 cas décelés en abattoir sur 21 000 000 de bovins en France... pour ce qui est de l'Amérique du sud et de l'Australie aucun résultat ! En effet il n'a jamais été réalisé de tests... qui ne cherche pas ne trouve pas... ????
3. 24/05/10 à 00:49,
Hignir H. a écrit : Farines
Je suis tout à fait d'accord avec vous sur l'impact catastrophique de l'élevage bovin sur l'environnement au Brésil. Et je suis convaincu que beaucoup d'éleveurs européens ne savaient pas qu'il donnaient du poison à leurs vaches. Un exemple : en Suisse (l'un des pays les plus touchés par l'ESB), on donnait des "compléments alimentaires" qui contenaient des farines animales, importées de France mais en réalité d'origine anglaise... Si on autorise de nouveau les farines, il y aura de nouveau des problèmes de ce genre. Et je ne parle même pas des farines destinées aux poulets et aux porcs (indemnes d'ESB) données accidentellement aux vaches... :( Ce qui me fait du souci, c'est la perspective de revoir un jour les vaches européennes être nourries avec des farines. J'espère qu'aucun agriculteur ne sera forcé (économiquement) à acheter des farines animales au lieu d'acheter du maïs. Il semble que le problème n'est pas réglé, car des vaches nées après l'interdiction des farines ont été atteintes par l'ESB.
Quelle est l'opinion des éleveurs sur les farines et leur possible réintroduction ? Il semble que la Commission européenne réflechissait à réintroduire les farines il y a quelques années pour faire face à la hausse du prix des céréales et éviter d'importer des végétaux américains... Qu'en pensez-vous ?
P.S. Je suis confiant s'agissant des statistiques des cas d'ESB en Australie et en Amérique du Sud. Il est prouvé à 99,9 % que les farines animales sont la cause de l'ESB. Donc pas de farines animales = pas ou très peu (animaux importés) de cas d'ESB. Mais comprenez-moi bien, je ne pense pas que donner du soja OGM soit une bonne chose !
Je vous remercie de votre réponse et vous souhaite bon courage dans votre métier.
4. 27/05/10 à 22:40,
adede a écrit : quelles protéines ?
l'éleveur que je suis ne veut en aucun cas utiliser les farines de viandes .Il faut savoir que ces farines sont très riches en protéines indispensables notamment pour l'alimentation des monogastriques tels que le porc ou les volailles.l'intérêt de son utilisation pour ces animaux serait réel.toutefois il faut qu'elle s'appuitsur plusieurs point déjà pratiqués : 1 frabrication aux normes de temps, de pression et degré de cuisson 2 retrait des matériaux à risques(cadavres ,moelles...)3traçabilite des aliments et de leurs utilisations en effet si ces trois points sont respectés donner à un animal omnivore l' os ,la graisse et les apponévroses qui ont porté le muscle consommé par l'homme ne me semble pas incohérent.mais je le redit plus jamais à des bovins. ceci pourrait répondre à votre deuxième question sur le soja OGM qui deviendrait moins indispensable car depuis l'arrêt de l'utilisation des farines il devient une source de protéines incontournable surtout pour le porc et la volaille et à moindre mesure aux bovins qui peuvent eux valoriser les proteines de l' herbe par le système digestif j'espère avoir été précis sans être trop technique en clair l'utisation des farines oui pour les monogastriques ( c' est ce que font les brésiliens)mais en aucun cas pour les ruminants qui peuvent trouver des protéines plus facilement dans l'herbe notamment
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1. 20/02/10 à 01:27,
Hignir H. a écrit : Le boeuf français et européen
Je mange de la viande, mais je ne mange pas de boeuf français (ou de boeuf européen). Il reste dangereux, quoi qu'en dise la Commission européenne. La vache folle est un problème structurel en Europe : le climat est froid, il ne permet pas la culture à grande échelle des végétaux devant nourrir les vaches ; il y a peu de terrains agricoles (c'est un continent très urbanisé) ; le soja a mauvaise presse... et donc les farines animales sont utilisées pour nourrir les bovins. Il y a plein de raisons qui me font dire qu'un jour on reverra des farines animales dans l'alimentation du cheptel européen. Je ne mange que du boeuf argentin ou australien. Il est très bon. En Australie et en Argentine, il n'y a aucune raison d'utiliser des farines animales. Elles reviennent plus cher que les aliments végétaux, et sachant que la priorité est d'avoir des prix compétitifs, aucun éleveur n'aura intérêt à acheter des farines. Il y a des grands espaces et la nourriture végétale y est abondante et très bon marché. Ce ne sera jamais le cas en Europe, pour des raisons géographiques, climatiques, politiques...