Aucun commentaire | Le 12 août 2010
Par C’est Réal ! dans la thématique environnement
Pour faire pousser du blé, il faut surtout de l’eau et de l’azote (et un peu de phosphore, de potasse et quelques oligoéléments).
Pour l’azote, deux solutions : l’engrais chimique (qui coûte d’autant plus cher que le pétrole est cher, donc vous voyez le tableau dans 20 ou 30 ans...) ou l’engrais organique (le caca des vaches, cochons, poules, ..., pour faire simple). Cette dernière solution est plus "écologique", mais s’il fallait fertiliser tous les champs de blé avec ce type d’engrais, il faudrait élever plus d’animaux.
On rase gratis, azote à volonté !
Sur certaines plantes légumineuses, il existe une autre solution pour apporter cet azote à la plante, sans risque de pollution des eaux par les nitrates : une symbiose naturelle entre des bactéries et les plantes. La plante apporte gîte et couvert aux bactéries, dans des nodosités accrochées à ses racines, et en retour, les bactéries paient en retour leur loyer en pompant l’azote de l’air et en le transformant dans une forme assimilable par la plante). Sympa, non ?
Les chercheurs européens ont essayé de reproduire ce phénomène naturel sur le blé, qui n’est pas une légumineuse, mais une céréale, partant du constat que certains blés anciens ou sauvages sont capables de s’associer avec ce genre de bactéries, critère qu’on n’a pas mis en avant dans les sélections variétales depuis ... un siècle, grâce au pétrole pas cher.
Bref, on redécouvre qu’en observant la nature de près, les solutions peu coûteuses et efficaces existent, pour peu qu’on s’y intéresse.
Ce genre de "re-trouvaille" ; est aussi en bonne voie pour le riz, seconde céréale alimentaire mondiale, et certains misent déjà sur une nouvelle "révolution verte", grâce aux rhizobactéries fixatrices d’azote.
En Pays de la Loire, nos chercheurs y travaillent, et si ce sujet vous passionne, rendez-vous à Nantes (avec tous vos neurones !), à une soutenance de thèse sur ce sujet le 9 septembre 2010 (Etude de l’encapsulation de rhizobactéries pour la biofertilisation du blé, par M. Mauricio SCHOEBITZ).
Plus d’informations sur le Site de l’université de Nantes
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